(extrait de “Vie et Croyances des Gaulois avant la conquête romaine”)
“Dans la vie quotidienne des Gaulois, au premier jour de notre actuel mois de mai se produisait un renversement de la situation. La période de fécondation était terminée, celle de la production commençait.
La communauté villageoise allait avoir à effectuer des travaux de récolte. Les cérémonies étaient adaptées à ces deux aspects : fertilité, travaux communs.
La fertilité avait pour symbole une espèce d’arbre, généralement le
charme.
Les femmes en âge d’être mère en étaient pourvues pour
rapprocher le rôle fertilisant de la femme et de l’arbre. Il est
probable qu’un rassemblement de la population avait lieu au centre du
village. Ce dernier représentait la société réunie pour les travaux des champs.
Au milieu de la place, un arbre était élevé pour servir de point de ralliement, il était également le signe de l’autorité sous laquelle chacun se trouvait placé. Sous l’arbre de la fertilité et de l’autorité on rassemblait tous les instruments aratoires à la fois pour les répartir entre les ouvriers et pour les placer sous le signe de la fertilité.
Cette manifestation
austère des travaux prochains s’accompagnait de fêtes joyeuses. Le
début de cette période où le rythme de l’existence allait prendre un
tour nouveau était l’occasion d’un bruyant désordre. On menait vacarme
et charivari.
D’autre part un jeu symbolique était organisé. Des mâts
étaient dressés, au sommet desquels se trouvaient placées des
friandises. Pour tenter de les “décrocher”, des grimpeurs se hissaient
le long des troncs. Ce jeu s’est perpétué sous l’appellation de mâts de
Cocagne. Ce mot définissant un royaume imaginaire d’abondance, on
perçoit la signification de l’opération.
L’organisation du travail au sein du village étant réglée, il convenait de se rendre dans les champs pour affecter aux équipes leur tâche.
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17/02/2008 @ 19:29:37
par Isis Osiris